Gabon/Politique : Les raisons de l’organisation du forum citoyen Gabon 2015 par Laurent Joffrin Dir
20-10-2015

Monsieur le directeur, Pourquoi avez-vous accepté d’organiser le forum libération à Libreville, au Gabon ?


Laurent Joffrin : Me voila jeune homme, Fabrice Guitrie c’est ça ? Très honoré, par votre geste et je dis chapeau à votre média génération nouvelle. Concernant l’organisation du forum au Gabon, c’est parce  que nous avons eu une garantie de totale d’autonomie.

 

Autrement dit,


C'est-à-dire que c’est nous même qui décidons du contenu des thèmes de sujets, de ceux qui viennent et qui ne viennent pas, on choisit nous même les gens qui veulent venir et on s’est efforcé d’être pluraliste de faire venir des personnes de sensibilité les plus différentes surtout les sujets les plus brulants qui peuvent intéresser les gabonais en particulier les africains en général. Les questions de corruption, de gouvernance, d’économie, d’écologie, de développement, d’inégalité sociale, les sujets de controverse ont été abordés et 900 personnes sont restées à discuter pendant deux jours sans aucune limitation donc ça marché.


 Certaines rumeurs circulent que le forum à été organisé à Libreville parce  que le président Ali Bongo ne serait pas en bon terme avec le président français Hollande et par ailleurs c’est une façon pour lui de négocier une nouvelle popularité auprès de la gauche le partagez vous ?


Alors, la je ne sais pas, personne ne m a dit, personne n’a parlé de ça, je vous jure qu’il n’a rien avoir, non ça n’a pas été négocié par le Président non je ne croix pas ce sont les gens qui travaillent avec moi qui ont discuté avec les gabonais d’ici mais qui ne sont pas le président.


Que pensez-vous du niveau de démocratie au Gabon ?


Ah, mais apparemment y’a des progrès à faire, si j’écoute ce que dit l’opposition oui en même temps c’est un pays assez pacifique donc c’est bien par rapport à d’autres pays africains ou y a de la violence, ici y a pas de violence, mais y’a des critiques sur la gouvernance, sur les élections Et après le gouvernement répond ce qu’on n’a voulu que les gens puissent s’exprimer et ils l’ont fait.
Votre journal s’appel libération, Philippe Brochen nous a fait l’historique. 

 

Dites au gabonais et autres africains pourquoi libération ?


Libération c’est le programme du journal, c’est l’émancipation l’idée que chaque citoyen essai de construire son propre destin de manière autonome, c’est la fondation du journal elle a été faite dessus.


 Quelle vision pour l’Afrique avec libération ?


Je pense que en Afrique y’a un mouvement, beaucoup de gens le disent, y’a un mouvement économique, politique social.


 Encore qu’il faut faire des progrès dans la redistribution. Il me semble, qu’il y’a un mouvement politique dans plusieurs pays africains, qu’il y’a eu une alternation, des élections libres ou un meilleur Etat de droit. Mais vous êtes au milieu du chemin, là au milieu du gaie il faut aller plus loin. Donc si le journal peut contribuer à organiser des débats qui permettent à chacun de s’exprimer pour aller dans ce sens ça me parait bien.


Peut – on s’attendre à une intégration de certains des journalistes stagiaires ayant prit part à la Master class animée par votre journaliste reporter Philippe Brochen au sein de votre rédaction ?


Je ne sais pas, le journal à un effectif fixe on ne l’augmente pas comme ça tout d’un coup. On serait content de pouvoir le faire, mais on n’est pas sur de pouvoir le faire maintenant.


D’où provienne les ressources économiques ayant servi à l’organisation de ce forum en Afrique ?


C’est comme en France, la moitié des frais qui sont les infrastructures les tentes, les transports etc.  Ça c’est les autorités locale, c’’est Libreville, le Plan Stratégique de développement, et puis y’a les sponsors privés.


Vous nous avez dit que vous avez eu la liberté d’organiser le forum. Auriez vous aussi la liberté de faire des propositions aux autorités gabonaises afin que certaines choses changent ?


La liberté, oui on la eu, sinon on ne l’aurait pas fait. Proposé, ah ! Non, non, se sera utile, mais nous ne sommes  pas un parti politique gabonais, on est un journal français, on n’est pas là pour s’ingérer dans les affaires d’un autre Etat en plus souverain.


Pourquoi le Gabon a été choisi avant le Maroc ?


Ah ! C’est aussi le hasard des choses, de plus, une des personnalités gabonaise était venu y’a deux ans à Reine à un forum qu’on avait organisé j’ai oublié son nom, et nous avait dit le forum c’est bien c’est libre, faut venir à Libreville.


 Au début on s’est d’abord dit Libreville ! C’est un peu bizarre. Pourquoi ? De plus c’est à l’étranger. On n’avait pas l’habitude, est ce que ce n’est pas gênant ? Se ne sera pas interpréter ? Milles questions ont été posés dessus. On s’est dit bon, si notre charte de forum, si non conditions sont respectés on peut tenter le coup.


Pensez vous que les objectifs ont été atteints ?


Écoutez, il faut demander aux gens. Je ne suis pas le meilleur juge, mais je constate que pendant deux jours y’a eu neuf cent personnes qui sont restées pour des débats parfois un peu techniques, très sérieux ils sont restés là, et ils ont pris la parole à chaque fois il y’avait plus de questions que le temps qui nous était impartie pour pouvoir laisser à chacun le loisir de pouvoir s’exprimer.


Donc j’en déduis que y’a eu plus de une libération de la parole, vous savez dans un processus de démocratisation, c’est utile parce que on va dire c’est des mots, on parle, on parle, on parle  et y’a rien. Les mots servent à convaincre les gens et une fois convaincu ils peuvent agir.


Quels conseils vous adressez aux jeunes journalistes gabonais ?


Le conseil que je peux donner aux jeunes journalistes, c’est d être intéressé par la profession, le journalisme consiste à  enquêter et à écrire, écrire vite et bien, le conseil premier c’est écrire tous les jours pour pouvoir réagir vite quand y’a l’actualité avec les bon mots, donc écrire après y’a l’enquête.
Savoir se spécialiser et ne pas faire dans l’amalgame, toujours être neutre, distant, indépendant, toujours et toujours recoupé l’information.


Posez la bonne question pour avoir la bonne réponse, faites très attention aux politiques j’ai entendu dire que au Gabon 67% des journalistes ne sont pas diplômés, y’a pas qu’ici beaucoup des pays ont encore ce problème bien qu’on peut faire du journalisme en apprenant dans le tas, mais à condition de bien le faire.