Gabon/Politique : Le divorce serait-il né entre les « souverainistes » de l’Union Nationale et le jo
11-03-2015
A en croire nos confrères de Gaboneco, les membres du courant dit des « souverainistes » né au sein de l’Union Nationale (Parti de l’opposition) ont exprimé leur colère vis-à-vis de l’hebdomadaire Echos du Nord, qui d’après leurs dires userait d’influence pour les discréditer. D’aucun se posent la question de savoir si une querelle « intestine » serait déclenchée entre les militants de l’Union Nationale appartenant au courant des« souverainistes » et la rédaction du journal Echos du Nord, ancré dans l’opposition.
 
C’est du moins ce que laisse suggérer la récente charge de ce groupe à l’endroit de l’hebdomadaire. Force est de constater depuis quelques mois un certain acharnement de ce média contre le mouvement "Les Souverainistes".
 
Dans sa dernière parution une fois encore (EDN n°274 du lundi 2 mars 2015), en guise de réponse à l'article de Georges Dougueli paru dans "Jeune Afrique", ce média présente les Souverainistes comme une "force" autour de l’actuel opposant Jean Ping. Erreur de lecture ? Car tout observateur attentif des évolutions politiques dans l'opposition gabonaise sait qu'il ne s'agit que d'un groupuscule au sein de l'UN, sans capacité de mobilisation ; encore moins de construire un socle idéologique solide en dehors de ce bloc », explique Annie-Léa Meye, membre de ce courant qui rejette le traitement qui leur est réservé par le journal. Face à cette démarche, les souverainistes n’hésitent pas à menacer : « Nous savons qui se cache désormais derrière le journal Echos du Nord.

 Si ces gens pensent pouvoir nous déshabiller, nous sommes prêts. Mais, ces gens qui lancent la fatwa contre les Souverainistes sont ils prêts à supporter les vérités cachées que nous savons sur eux ? ». Une menace qui sonne comme une séparation entre le journal et ce courant.

En effet, Echos du Nord, dirigé par Désiré Ename, est vraisemblablement accusé de se livrer à un double jeu en torpillant l’action d’un groupe d’individus censé pourtant appartenir au même bord politique que lui mais au profit de qui ? La question reste posée… Si ce différend venait à s’envenimer, nul doute que certaines indiscrétions ou actions menées en coulisses devraient se retrouver sur la place publique.

A rappeler que c’est au mois de novembre 2013 que le Pr Joseph John-Nambo, membre de l’opposition gabonaise avait annoncé la création d’un courant politique, dénommé « Les Souverainistes » qui regroupe en son sein des personnalités telles que Fabien Mbeng-Ekorezock, Francis Hubert Aubame, Michel Delbrah, Thierry Nang-Ondo, Dr Minault Maxime Zima Ebeyard, Flavienne Adiahenot, Adrien Ivanga-Adyayeno, Michel Ongoundou-loundah, Jacqueline Obame, Annie-Léa Meye, Alphonse Louma, etc…
 
Des dissensions ouvertes au sein de l’opposition qui mineraient de plus en plus ce camp pour faire le lit de la Majorité Républicaine et sociale pour l’émergence à quelques encablures de la présidentielle de 2016.