Gabon/ Le C L R : Quelle contribution à la politique du Pacte Social initiée par le Président de la
25-07-2014
La politique, c’est l’art d’administrer la cité. C’est la science ou l’art de gouverner un état : la connaissance et la conduite des affaires publiques. Gérer la cité, c’est chercher les voies et moyens pour rendre agréable la vie des citoyens afin que les gens mènent une existence commune, la meilleure possible. C’est pourquoi l’histoire de la citoyenneté moderne est inséparable de l’aspiration à l’égalité et à la liberté. Par ailleurs, il n’y a pas d’organisation politique qui ne repose sur la base d’un pouvoir. La question qui nous intéresse est de savoir quel est le fondement idéologique du Libéralisme réformateur dont se réclame le Centre des Libéraux Réformateurs. Pourquoi ce parti s’aligne derrière le Président de la République et soutient sa politique dite de l’Emergence ?

 

Le chef de l’état a récemment initié une nouvelle convention de la Majorité Républicaine et Sociale .Un pacte social  qui cadre avec les idées du Centre des Libéraux Réformateurs pour ce pays que nous  aimons (referons nous au slogan de la campagne du CLR en Décembre 2013) lorsque l’on sait que les principales orientations de la politique du gouvernement sous la haute direction du Chef de l’Etat, Ali Bongo ONDIMBA, ne sont autres que l’éducation, la santé, la route et le bien être social pour l’ensemble de la population Gabonaise.

Comme on le voit, Ali Bongo Ondimba est soutenu par la majorité et l’opposition dans la lutte contre la pauvreté .Le Chef de l’Etat a lancé récemment un appel à ses compatriotes, en vue de la mise en route du pacte social pour la lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales au Gabon. Une vingtaine des partis politiques de la majorité et de l’opposition, ainsi que des hommes d’affaires et de leaders de l’opinion ont répondu favorablement à cet appel. Ils ont signé, le 6 juin dernier à Libreville, les accords portant sur la mise en œuvre de ce Pacte social, élaboré par le Président Ali Bongo Ondimba.

L’appel du Chef de l’Etat a été lancé le 31 mai dernier, lors de la première Convention des partis de la majorité républicaine et sociale pour l’émergence. Parmi les leaders politiques de l’opposition qui ont répondu à l’appel figurent Séraphin Ndaot, du Parti pour le Développement et la Solidarité sociale (PDS) ; Davin Akouré, de l’Alliance pour le Nouveau Gabon (ANG) ; Bonaventure Nzigou Manfoumbi, du Front d’Egalité Républicaine (FER) ; Simon Adolphe Evouna, du Parti Socialiste Uni (PSU). Tous se sont engagés solennellement devant le Chef de l’Etat à soutenir, à accompagner et à participer à la concrétisation du pacte social.

Il y a également l’homme d’affaires Léon Ababé ; Jean Valentin Leyama, transfuge de l’UGDD (ancien parti de Zacharie Myboto). L’on a enregistré le retour de certains hiérarques déserteurs du Parti démocratique gabonais (PDG), tels que l’ancienne ministre Victoire Lasseny Duboze, l’ancienne mairesse de la ville de Port gentil, Marie-Augustine Houangni Ambourouet.

Le document a été paraphé, entre autres, par Me Séraphin Ndaot Rembogo (PDS), Séraphin Akouré Davain (ANG), Hervé Ossamané Onouviet (UDS), Bonaventure Nzigou Manafoumbi (Fer), Jean Valentin Léyama (Dynamique gagnant-gagnant), Jean Pierre Ndong Abessolo (CCDG).

Certains Gabonais pensent que l’adhésion de ces partis de l’opposition à l’appel du Chef de l’Etat témoigne de leur «caractère frivole». Pour leur répondre, Séraphin Ndaot a expliqué clairement : «Il ne s’agit, ni pour moi, ni pour le PDS que je représente, de rallier la majorité républicaine. Le PDS reste un parti d’opposition et n’envisage aucune alliance politique avec le PDG. L’accord que nous avons signé concerne seulement et uniquement le Pacte social qui est l’affaire de tous les Gabonais, car il n’y a pas une pauvreté de la majorité, ni une pauvreté de l’opposition. La pauvreté concerne tous les Gabonais. A ce titre, tous les Gabonais, de quel que bord politique qu’ils soient se doivent d’accompagner et soutenir tout projet visant à améliorer les conditions de vie des Gabonais».

Le Pacte social initié par Ali Bongo Ondimba vise l'accès des populations à la santé, l'éducation, l'eau, l'électricité et surtout la construction des routes pour désenclaver l'arrière-pays et faciliter la vente des produits agricoles rurales pour augmenter les revenus des paysans. Il a été conçu après une étude réalisée par le cabinet américain Mckinsey, qui a conclu que 30% des Gabonais vivent dans l'extrême pauvreté, et qu’environ 95.000 familles perçoivent moins de 80.000 francs CFA, soit le strict minimum des revenus.

Face à cette situation, le Président a lancé, le 31 mai dernier, un appel à toute la classe politique nationale afin de le rejoindre pour mener le combat contre la pauvreté qui accable les Gabonais. «Venez apporter votre pierre à l’édifice. Ne passez plus votre temps à critiquer. Plutôt, venez rejoindre la grande famille de la majorité pour la construction d’un large rassemblement pour un Gabon fort et dynamique», avait-il lancé lors de la Convention des partis de la majorité républicaine.


Selon Ali Bongo Ondimba, le geste posé par ceux qui ont répondu à son appel  est un «acte républicain empreint de courage et de patriotisme», sachant que ces derniers feront face aux commentaires de tous ordres et aux critiques. «Acte de courage car, de nos jours, il est plus facile d’associer sa voix à celle de ceux qui parlent haut, mais n’ont pas toujours raison, que d’exprimer librement sa différence et affirmer ainsi ses convictions», a-t-il insisté. Pour lui, les signataires de cet accord ont «pris le risque d’être incompris».


Rappelons-nous que le chef de l’état s’était déjà adressé le 29 janvier 2014 à la nation, en présence de plusieurs diplomates, parlementaires, membres du gouvernement, de la société civile et d’autres institutions de la république.

La récente Convention pour la Majorité Républicaine et Sociale est un nouvel engagement du chef de l’état à quelques encablures de la fin de son mandat  en 2016 ? Beaucoup de Gabonais s’intérrogent.

Un réengagement qui procède d’un état des lieux de la situation économique et sociale du pays. Ainsi le Président de la République relève-t-il  dans l’un de ces discours que malgré l’entame du vaste chantier de construction du Gabon émergent se traduisant par des reformes structurelles et  des programmes auréolés d’une croissance de l’ordre de 5 à 6%  contre 2% auparavant,  il n’y a cependant pas eu la réduction des inégalités et l’éradication des souffrances des compatriotes telles que souhaitées.

Sommes-nous d’accord avec le chef de l’état, Ali Bongo Ondimba, que c’est inadmissible que seulement 20% des 300 milliards de FCFA d’inscriptions budgétaires affectées aux aides sociales arrivent à destination des populations les plus démunies ?

Le président de la république rappelle sans cesse sa promesse d’un Gabon plus juste, plus solidaire et qui ne laisse aucun enfant sur le bord de la route. Il va jusqu’à citer les populations cibles de cette promesse, à savoir : les familles sans ressources avec  de nombreux enfants, les personnes seules sans soutien, les mères célibataires sans emploi, les personnes du troisième âge délaissées, les veuves et orphelins abandonnées, les enfants de la rue, les personnes handicapées, les élèves et étudiants isolés et sans soutien, les compatriotes habitant les zones insalubres de nos villes.

Le Pacte Social permettra au gouvernement de respecter le triptyque  «  paix, développement et partage » puis dégager une stratégie pour la matérialisation de ce réengagement incluant le gouvernement,  les collectivités locales, les partenaires au développement, les acteurs non étatiques et les citoyens.

Précisément il s’agira : d’assister les populations vulnérables aux fins de subvenir à leurs besoins alimentaires, sanitaires et éducatifs ; mettre en place des programmes intégrés sur la protection des personnes âgées, des orphelins et des handicapés ; aider les populations économiquement faibles à développer des activités génératrices de revenus sur l’ensemble du territoire national  par une offre de financement diversifiée  pour soutenir les projets d’élevage, pêche, tourisme, artisanat, services et petites transformations ; réduire les inégalités d’accès aux services de base que sont la santé, l’éducation, l’eau potable et l’électricité.

Le chef de l’Etat demande de façon global au  gouvernement de  poursuivre la reforme du système des rémunérations et primes  fondée dorénavant sur les critères de risque, pénibilité, performance et mérite.

Cette volonté de sortir de la précarité et de la pauvreté nos populations les plus démunies et de lutter contre les inégalités  est une  « obligation collective » à laquelle il faut associer les partenaires au développement.

A la lumière de ce qui précède, est-ce que les partis de la Majorité et ceux de l’opposition qui ont adhérée à l’idée du Pacte Social proposée par le chef de l’état, y croient au succès de cette lutte contre la pauvreté ? Quel intérêt cela leur fait ?

Au niveau des réalisations sociales, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a ouvert, le vendredi 25 avril 2014 à Libreville, les premières Assises sociales du Gabon sur le thème «Pour un Gabon solidaire, changeons de mentalité». Il y était  question de rechercher les voies et moyens pouvant amener à l’amélioration des conditions de vie des Gabonais, en luttant contre la pauvreté et la précarité qui atteint près de 75.000 foyers dans le pays.

Ensuite, il y a le NEW YORK FORUM AFRICA. «Loin des grandes messes formelles, conventionnelles, le New York Forum Africa, ici à Libreville, s’inscrit désormais comme un moment fort d’échanges qui fédère les intelligences, les talents, les compétences, les acteurs publics, privés de tous rangs et de tous ordres. Le New York Forum Africa est une initiative utile, mobilisatrice, nécessaire et porteuse.

Enfin le pont de Mayumba : Le président Ali Bongo Ondimba a mis en service, le vendredi 20 juin dernier, le pont sur la Banio, dans le département de la Basse-Banio, à Mayumba, dans le sud du Gabon. Le projet, lancé une première fois en 1975 avant d’être rangé dans les cantines de l’oubli, vient de se matérialiser. Il ouvre la voie au développement de cette localité, mais également de la province de la Nyanga, dans son ensemble.


Le Centre des Libéraux Réformateurs ne peut rester insensible encore moins indifférent au projet de Société « l’avenir en confiance »proposé par le chef de l’état à la nation.


La contribution du CLR à la politique du pacte social proposée par le chef de l’état, consiste essentiellement dans les définitions que nous donnons des concepts de libéralisme politique et de réformateurs sans oublier l’éthique de la fidélité et du loyalisme qui est une valeur cardinale de notre parti. N’oublions pas que le réformateur, c’est celui qui ne reste pas sur ses acquis. Il sait faire des choix porteurs des fruits de la République.