Gabon/ Politique : Adiahenot et Ping, l’ordre des anciens du PDG…
07-03-2014

L’ancien cacique sous l’ère Omar Bongo Ondimba, Jacques Adiahenot vient d’emboîter le pas à Jean Ping (l’ex président de la Commission de l’Union Africaine) pour rejoindre les rangs de la nouvelle opposition pour des raisons qui lui sont propres.

 

En animant sa conférence de presse jeudi à Libreville, cet ancien secrétaire général du parti démocratique gabonais de 1991 à 1994 et qui a pendant longtemps occupé des prestigieux postes au sein du gouvernement a cru duper l’assistance en se démarquant de ses anciens amis. Nul n’est censé ignorer dans le milieu politique que Jacques Adiahenot s’était déjà fait discret depuis le décès du président Omar Bongo Ondimba en 2009. Selon les observateurs de la vie politique, l’ancien apparatchik du PDG qui vient de rendre son tablier serait en réalité un opposant contextuel vis-à-vis de ses anciens camarades qui sont aujourd’hui aux commandes du Parti au Pouvoir.

 

Cette démission dénote des raisons personnelles. Le natif du quartier Glass dans le 4ème arrondissement de Libreville et ancien directeur général de la Radio télévision gabonaise (RTG 1) et ses compagnons de la nouvelle opposition de la politique du ventre vide ne sont pas prêt à gouverner le Pays pour les intérêts du peuple. Jacques Adiahenot, tout comme Jean Ping et autres Zacharie Myboto ont été ministres dans plusieurs gouvernements et députés sous la bannière du PDG. Ils ont tous participé au gaspillage et à la dilapidation des biens de l’état que d’aucun dénoncent aujourd’hui.

 

Ces anciens barons du régime seront t-ils crédibles aux yeux du peuple ? De qui se moque-t-on ? A la question de savoir s’il y’avait une vrai opposition au Gabon, bon nombre d’observateurs répondraient sans aucun risque de se tromper que les hommes de la trempe d’Agondjo Okawe du PGP dans les années 1990 qui a passé le relais à Pierre Mamboundou de l’UPG à partir de 1996 jusqu’à 2011 n’étaient pas dans la critique stérile. Ils étaient des forces de propositions à l’action du gouvernement et de la République.

 

Pour Bruno Ben Moubamba, « le porte-parole actuel de l’UPG (parti de l’opposition fondé par feu Pierre Mamboundou en 1989), ‘’Celles et ceux qui pensent que des personnalités qui ont été des piliers du Système PDG peuvent en finir avec le Système PDG se trompent grandement. Les opposants qui pensent qu'il y a une collaboration possible entre le bien et le mal se font des illusions ».