 Lundi dernier, au cours d’un congrès extraordinaire qui n’a duré que quelques heures, le leader du MAD a, annoncé la fin de son mouvement, lequel a été des années durant, le principal vecteur devant porter ses idées.
Pour autant, cette dissolution ne s’est pas faite de gaîté de cœur par Pierre Claver Zeng Ebome, qui aurait bien voulu continuer à présider aux destinées d’un parti politique dont le rayonnement n’a jamais dépassé les frontières de son canton Ellelem natal. Une zone dont il est d’ailleurs l’élu à l’Assemblée nationale depuis une vingtaine d’années. Cet après midi, ce sera au tour de l’UDGG du président Zacharie Myboto de venir son congrès extraordinaire à son siège national de Libreville. Objectif affiché : entériner le projet de fusion que la direction du parti soumettra aux militants et cadres.
Dans la même foulée, le Rassemblement National des R2PUBLICAINS « RNR » de Gérad Nguéma aura aussi l’occasion de se saborder afin d’intégrer les rangs du parti du député de Mounana. En définitive, le parti de l’opposition que la coalition des groupes et partis politiques pour l’alternance « CGPPA » mettra prochainement sur pied constitue une force venant davantage fragiliser les opposant au lieu d’être une alternative crédible au pouvoir en place depuis leur cuisant échec à la présidentielle anticipée du 30 août 2009. Autre groupe politique ancré également dans l’opposition : l’Alliance pour la Restauration et le Changement « ACR ». Celui-ci regroupe les partis suivants : l’Alliance Nationale des Bâtisseurs « ANB » de Me Séraphin Ndaot Rembogo ; le Rassemblement National des Bûcherons « RNB » du Pr. Pierre André Kombila Koumba ; le Partis Socialiste Gabonais « PSG » du Président Moussavou King ; de L’Union Nationale de la Nouvelle République « UPNR » de Me Louis Gaston Mayila et L’Union du Peuple Gabonais « UPG » de Pierre Mamboundou et, aux dernières nouvelles, on annonce l’entrée dans ce regroupement du président du cercle Oméga, Marcel Tchoréré.
En effet, l’opposition au lieu de parler d’une même voix , est aujourd’hui un hydre à deux têtes composé d’un coté des opposants tirés par l’UGDD, et de l’autre des militants aux cotés de l’ACR dont le porte étendard est Pierre Mamboundou.
La Majorité présidentielle formée du Parti Démocratique Gabonais « PDG » et composée du Centre des Libéraux Réformateurs "CLR " du général Jean Boniface Assélé, de Gabon Avenir de feu Sylvestre Oyoumi, de l’Alliance démocratique et républicaine de l’ancien vice-président de la République, Didjob Divungui Di Ndinge, et du Parti Gabonais du Centre Indépendant "PGCI " de Mgr Jérome Okinda, a beau jeu.
En effet, le parti présidentiel peut toujours continuer à se frotter les mains car ceux qui aspirent au pouvoir ne présentent malheureusement pas, à l’heure actuelle, une alternative crédible pour pas accorder trop de crédit à l’opposition.
Certes, les grandes manœuvre en vue de créer un parti de l’opposition tel que préconisé par la coalition des groupes et partis politiques pour l’alternance "CGPPA " ont déjà commencé, mais elles se heurtent aux "déclarations de bonne intentions "des membres de ce regroupement politique qui auront du mal à accorder leur violon.
Au lieu de regrouper l’opposition sous une seul bannière, les oppositions préfèrent disposer « par gourmandise du pouvoir selon les détracteurs » de deux chapelles, ce qui ne peut qu’affaiblir leur action.
André Mba Obame , Zacharie Myboto , Paulette Missambo, Casimir Oyé Mba , Pierre Claver Zeng Ebome , Jaen Eyegué Ndong , Jean Ntoutoume Ngoua , Bruno Ben Moubamba , Gabriel Nguéma et compagnie, font bloc. Certains ont, depuis le week- end dernier, intégré les rangs de l’UGDD, d’autres vont le faire plus tard.
On sait que le Père Paul Mba Abessolo du_ Rassemblement pour le Gabon « RPG » ne fait pas partie de ce groupe. Tout comme le Secrétaire Général du Congrès pour la Démocratie et la Justice « CDJ » de Jules Bourdès Ogouliguendé , qui s’est lui aussi retiré sans tambour ni trompette de la coalition des perdants de la présidentielle anticipée du 30 août 2009.
Assurement , on peut dire que les oppositions iront au devant des difficultés car, que ce soit à la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente "CENAP " et au sein de la Commission d’accès équitable des partis ou groupements de partis aux médias publics en période électorale institué au Conseil National de la Communication "CNC " deux camps politiques existent, la Majorité et l’Opposition se regardent en chien de faïence.
Si la Majorité à l’avantage de parler d’une seul et même voix, ce n’est pas le cas pour l’Opposition qui animée par deux braches : L’ACR et le groupe qui vient de faire allégeance à l’UGDD de Zacharie Myboto. Premier test grandeur nature, la mise en place très prochaines des commissions électorales relatives aux élections relatives aux législatives partielles qui auront lieu le premier semestre de cette année.
Source : Génération Nouvelle Auteur : Génération Nouvelle |